| ACCUEIL | BIOGRAPHIE | PEINTURES | ANGLAIS | CONTACT |

Claude CAMBOUR

M. et Mme Cambour dans l'atelier de Giverny

Claude CAMBOUR

Le regard malicieux protégé par de fines lunettes surmontées d'un feutre aux rebords plats, l'artiste-peintre se promène dans les jardins de Giverny, à la recherche de l'inspiration.

Soudain, émerveillé par la beauté de la communion des fleurs et de la maison en arrière-plan, il plante son chevalet. Pendant plusieurs heures, il va rester là, à capter la lumière et transformer cette toile immaculée en un tableau suscitant l'admiration.

Si Monet l'avait croisé au détour d'un chemin, il l'aurait reconnu comme l'un des siens. Claude Cambour est impressionniste autodidacte et fier de l'être. Non pas qu'il néglige les Beaux-Arts mais simplement parce qu'à force de volonté et de travail, il a atteint le niveau dont il rêvait enfant.

Il est vrai qu'il pouvait rêver le petit Claude dont le grand-père était le jardinier personnel de Maurice de Vlaminck. "C'était un régal de rencontrer ce personnage. J'étais à la fois admiratif devant la qualité des toiles et intrigué par cet homme hors du commun qui passait ses journées à peindre."

Quelques temps plus tard, c'est dans la rue proche du domicile familial qu'il se prend d'amitié pour un autre peintre, amateur et totalement inconnu celui-là. Pourtant, un point commun unissait ces deux hommes, ils aimaient l'art.

Rapidement, Claude Cambour ressent le besoin de peindre au point qu'au retour de son service militaire, il s'installe à Paris et mène en parallèle, une vie et une activité artistique. "Jusqu'en 1982, j'étais peintre du dimanche en forêt de Compiègne" confie l'artiste qui, aujourd'hui encore, a su garder un sens aigu de la modestie malgré sa renommée mondiale.

Pour améliorer ses possibilités artistiques, Cambour prend alors des cours de dessins sur modèle vivant à l'Atelier de l'Union des Arts Plastiques de la Ville de Saint-Denis. C'est ici qu'il fera ses premières expositions. La passion grandissant, Claude Cambour délaisse progressivement son activité professionnelle pour se consacrer de plus en plus à sa vocation. Il lit beaucoup de livres d'art et de biographies. Il visite les musées et les expositions.

"Pour me former, je me suis entouré de maîtres, à titre posthume. J'ai regardé la nature, la lumière et tout ce que je trouve beau. J'ai étudié les oeuvres de mes maîtres et j'ai appliqué leurs techniques."

Monet, Renoir, Sisley, Pissaro sont devenus ses "professeurs".

L'élève ne tarde pas à percer le mystère de la lumière et de la couleur pour rendre ses toiles de plus en plus éclatantes, de plus en plus vraies.

C'est en Normandie, devant les paysages qu'affectionnait Monet que Claude Cambour se sent le plus inspiré. C'est pourquoi, il décide de s'installer définitivement à Giverny en 1985. C'est là qu'il peint son oeuvre tout en développant son propre style, caractérisé par une lumière et des couleurs plus que réalistes. Avec Claude Cambour, l'impressionnisme possède un fervent défenseur.

On peut le constater aujourd'hui en visitant son atelier à Giverny. C'est cette fidélité à l'art impressionniste et une parfaite maîtrise de la composition qui font le succès de Cambour à travers le monde. Au rez-de-chaussée de la propriété, les tableaux sont offerts au regard des visiteurs qui ne tarissent pas d'éloges pour le talent de leur contemporain. A l'étage, l'atelier est aménagé de telle façon que l'artiste s'y exprime en pleine liberté. Les allées fleuries du jardin, les coquelicots après la pluie, les séries de sous-bois et les reflets sur les eaux de l'étang ou des cours d'eau normands sont autant de sujets déclinés en différents formats. Le tout permet de mieux appréhender le talent de Claude Cambour dont la réputation n'est pas surfaite.

Ce succès, l'artiste le doit à une rencontre qui le propulsera vers la notoriété. Cette rencontre eut lieu à Paris. Claude Cambour exposait au Grand-Palais quand un ami lui lança le défi d'aller se "vendre" auprès de l'une des grandes galeries de l'avenue de Matignon. L'artiste-peintre de Giverny releva ce défi et poussa la porte de la galerie Wally Fiindlay.

Accueilli par Simone Karoff, Cambour n'a jamais regretté cette audace. La patronne de la galerie l'a encouragé et l'a poussé sur la voie du succès en lui ouvrant les cimaises des galeries américaines. Le style de Cambour est directement puisé dans l'héritage des peintres impressionnistes. C'est avec la même obsession du détail que ses ancêtres et sans négliger la poésie ni la beauté naturelle des paysages que Claude Cambour s'applique à restituer sur la toile ce que son oeil perçoit. En visitant l'atelier, on voudrait ne plus quitter ces toiles. Des oeuvres que l'on peut admirer à Giverny bien-sûr, mais aussi à New-York, Chicago, Palm Beach, Détroit, San Francisco, Tokyo, Singapour, Vienne et Londres où l'artiste de Giverny est exposé en permanence.

Entre l'oeil et le pinceau de Cambour s'est établie une relation fidèle. Ce que l'un voit, l'autre le reproduit par petites touches. La toile immaculée devient oeuvre d'art et le peintre du dimanche devient impressionniste.

© Textes d'Oliver AUBERT

EXPOSITIONS

France : Giverny : 101, rue Claude Monet, au domicile de l'artiste.

Etats Unis : New York, Chicago, Palm Beach, Southfield.

Grande Bretagne : Londres.

Autriche : Vienne.

Allemagne : Munich.

Singapour : Singapour.

SALONS

France : Paris : Grand Palais, pour le salon des indépendants, le salon d'automne et le salon des artistes français.

Copyright © 1998-2009 C.MEDIA - Giverny. All rights reserved.